Mon envolée dans la cuisine: JE VOUS RACONTE COMMENT J’AI REMPORTÉ LA « MARMITE D’OR »

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Dans cet article je vais vous raconter comment, au fil des années, j’ai évolué avec ma passion : la cuisine.

J’ai travaillé dans de beaux restaurants et multiplié les expériences chez des particuliers., j’ai ainsi accumulé une expérience vraiment large.

Depuis deux ans, je suis à la fois cuisinière privée pour une famille végétarienne et maîtresse de maison dans une structure éducative qui accueille des enfants en réinsertion scolaire. Mes repas ont trouvé goût auprès du personnel éducatif et des enfants, car originaux, créatifs, faits-maison ! Ce qui est peu commun pour une cantine scolaire ! Me dira t-on !
(Tiens! d’ailleurs ! Avez vous un souvenir d’enfance de vos repas à la cantine ? Comment était-ce ?)

Comment je me suis inscrite au concours ?

De bouche à oreille puis par l’intermédiaire de Philippe mon collègue psychologue, l’écho de ma cuisine est arrivé à M. Robert Fopa, président de l’AICSF et du célèbre concours de cuisine « marmite d’or « .
Monsieur Fopa a donc demandé à me rencontrer, ce que j’ai accepté avec grand plaisir. Nous avons longuement échangé lors de notre première entrevue, il m’avouera plus tard avoir été très surpris par un de mes profonds souhaits. Celui qui compléterait « mon tableau de chasse » et serait une consécration pour moi en tant que cuisinière.


Bon ! Je ne vous fais pas languir davantage !
Voici la phrase qui à surpris M. Fopa : « J’espère cuisiner un jour pour mes deux présidents : M. Roch Marc Kaboré et M. Emmanuel Macron ».
Au fur et à mesure que nos relations se développaient avec M. Fopa, ma participation au concours de la Marmite d’Or s’est dessinée d’une manière tout à fait naturelle, j’ai donc accepté de concourir.

Malgré un emploi du temps chargé entre mes différentes activités, la famille et les quelques interviews que j’arrive (enfin) à décrocher (Entrepreneuriat oblige !!!), il a fallu s’impliquer dans les préparatifs du concours.

Nous avons ainsi eu l’occasion de faire découvrir aux personnes qui gravitent autour du concours de La marmite d’Or nos univers culinaires respectifs ! Parmi les participants, l’un représentait la cuisine des Comores, l’autre, celle de l’île Maurice. En ce qui me concerne, je faisais le pont entre la cuisine française et les « cuisines d’ailleurs » : « LA CUISINE FUSION » comme la célèbre nutritionniste, Marie Antoinette Saint Jean aime à le dire.

Le jour du jugement !

Chacun des participants a communiqué selon ses disponibilités, la date, le lieu et l’heure de la dégustation de ses mets aux jurés.
La règle du jeu fut la même pour chaque concurrent : nous devions recevoir les jurés dans un lieu adapté et les servir comme au restaurant en proposant :

  • un apéritif
  • une entrée
  • un plat
  • un dessert

Pour ma part, j’ai choisi d’être jugée sur mon dessert, les deux autres participants ont décidé de l’être sur leur plat respectif.
Ma dégustation s’est déroulée le mercredi 30 octobre 2019 à 20h Chez Gus au « 183 rue Paul Vaillant Couturier à ALFORVILLE » anciennement appelé Doudou Kreyol qui a désormais une nouvelle gérance et un nouveau nom : Le palmier des îles.

La recette qui m’a fait gagner

Crème brûlée à l’hibiscus et sa meringue au gingembre

Voici ce que j’ai servi aux jurés :


Entrée : Velouté de manioc aux fines herbes et fricassé de noix de  saint Jacques brûlée au chalumeau. 

Plat : Magret de canard en éventail, plantains poêlées et sauce à  l’écorce d’orange. 

Dessert : (sur lequel  j’ai  été  jugé et noté) Crème brûlée à l’hibiscus  et sa meringue au gingembre. 

Le Jour de la remise

Le jour  de la remise du prix à eu lieu le 17 décembre 2019 à l’auditorium de la mairie de Paris. Roulement de tambour !!!

Je me suis vue décerner mon prix de Lauréate au concours de la 16ème édition de la Marmite d’Or par Hugues Bevillard, représentant de Madame Nathalie Bassire députée de La Réunion à l’Assemblée Nationale. 

J’étais donc très heureuse de recevoir, en présence de ma maman, ce prix devant une assemblée nombreuse au sein de l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris.
La bonne nouvelle a même été jusqu’au au Burkina Faso (pays dont je suis originaire) car le célèbre présentateur et animateur Jacky El Feno Bassano m’a félicité pour mon prix en direct à la télévision Burkinabé ! Ouaw !!! (Tout ça  pour moi !!!) comme vous pouvez le voir dans la vidéo sur le plateau d’Apero Déjeuner. (Abonnez vous à la chaîne)

Ce que je tire comme enseignement de cette belle aventure, c’est que le travail et la persévérance paient ! 
Comme on le dit au Burkina dans ma langue maternelle, le mooré : « man néere » cela signifie : « fais les choses du mieux que tu peux »

Bon, je vais devoir vous laisser 🙂 je retourne à mes fourneaux et vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures culinaires.

La recette de la crème brûlée à l’hibiscus (qui m’a fait gagner)

Les ingrédients

Pour réaliser votre recette il vous faudra:

Crème brûlée à l’hibiscus
  • 20cl de creme liquide
  • 40cl de lait
  • 80gr de sucre
  • 60gr d’hibiscus
  • 3 jaunes d’oeufs
  • 1 oeuf entier
  • 2 cac de semoule fine
  • 3 écorces d’orange
  • 2 clous de girofles
  • 10 cl d’eau
  • 1 cas (cuillère à soupe) de sucre de cassonade

ETAPE 1

1/ Dans une casserole à feu doux, mettre de l’eau et les feuilles d’hibiscus. Faites chauffer jusqu’à ce que l’hibiscus soit totalement imbibé
2/ Une fois l’hibiscus imprégné ajoutez les ingrédients suivants : crème, clous de girofle, les écorces d’oranges. Remuez le tout à feu doux 10min. Éteignez le feu et laissez environ 15 min de façon à ce que l’hibiscus libère encore tout son arôme
3/ Mixez le tout à l’aide d’un robot et passez ensuite ce mélange au chinois pour en extraire le jus.

ETAPE 2

1/ Faites chauffer le lait à feu doux  et éteignez le feu
2/ Dans un grand saladier, mettez les 3 jaunes, cassez 1 œuf entier avec le sucre et battez vigoureusement le tout pendant 5 minutes de façon à blanchir les œufs
3/ Versez le lait sur les œufs blanchis, fouettez y ajoutez l’extrait d’hibiscus et remuez le tout
4/ Ajoutez la semoule en pluie à cet appareil et mélangez.

ETAPE 3

1/ Préchauffez le four à 150 degrés
2/ Disposez la crème dans des ramequins et mettez au four environ 45 minutes à 100 degrés. La sortie du four les crèmes doivent avoir la même consistance qu’un flan (mais un peu moins ferme) 
3/ Laissez refroidir environ 1 heure minimum au frigo.

Au moment de consommer le dessert repartissez uniformément un peu de sucre cassonade sur les crèmes et brûlez les à l’aide d’un chalumeau.

Petit conseil

Un amateur d’hibiscus veut vraiment sentir son arôme. dans cette recette j’ai choisi de ne pas mettre beaucoup de sucre. Cette remarque est également valable pour les desserts au café, thé, chocolat etc…

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